JOURNÉE SOUS LES POMMIERS : ATELIER TAILLE DES ARBRES FRUITIERS

L’atelier du 14 mars 2015 avait pour objet l’initiation à la taille des arbres fruitiers. Organisé dans un verger de Coulanges-sur-Yonne, ce fut un moment enchanteur.

« L’ineffable beauté des jardins et des prés a fait le charme de ma vie ». Citation non garantie mais qui exprime bien l’impression laissée par cette journée. Sous le frais soleil de début du printemps, le parc qui entoure la charmante demeure XVIIème où se tenait l’atelier avait la présence simple et doucement mélancolique des vieux jardins redessinés par le mouvement spontané des arbres, arbustes et fleurs laissés à eux-mêmes.

L’accueil de Marc-Antoine et Hélène fut chaleureux au sens propre, puisque qu’ils ont ouvert leur salle à manger avec son poêle pour la séance sur table du matin. Le piquenique a pu profiter de l’orangerie réchauffée par le soleil.

 L’intervenant, Norbert Crémel, nous a passionnés par ses connaissances encyclopédiques sur les végétaux du jardin, son inventivité mécanique avec des astuces dignes du concours Lépine, sa pédagogie dans les explications comme dans les réponses aux questions aussi nombreuses que diverses.

 Aussi l’atelier a-t-il apporté une riche moisson de connaissances à chacun. Nous avons appris quels outils utiliser, comment les affûter, quand et comment les mettre en oeuvre en fonction de l’espèce des fruitiers, de leur âge et de leur situation. Nous avions choisi de centrer cette séance inaugurale sur la remise en forme d’un verger ancien longtemps délaissé. En fin de matinée, Norbert nous a montré comment débarrasser un vieux poirier du lierre qui le recouvrait et le préparer pour lui faire retrouver sa forme originelle en espalier appuyé sur un mur.

 L »essentiel de l’après-midi a été consacrée à un grand vieux pommier. En boule toute emmêlée au départ, il a repris une forme en bouquet grâce à la taille légère et décidée qui l’a allégé des branches intérieures, inférieures, contournées ou en voie de pourriture suite à des interventions malheureuses : coupe du tire-sève à l’extrémité d’une branche, blessure causée par la taille maladroite d’une branche charpentière, pose de ciment dans un trou du tronc. Les plus actifs ont manipulé les outils adéquats (scie japonaise, échenilloir, tronçonneuse à perche) tandis que les plus contemplatifs entassaient à part les branches coupées. Les trois photos prises par Julie montrent le résultat de la taille que Marc-Antoine pourra achever en suivant les préceptes appris.

Les stagiaires ont souhaité que ce type d’atlier soit renouvelé l’an prochain, autour des autres thèmes du jardin : verger nouvellement implanté, haies, potagers etc. Leurs propositions seront suivies. Et Norbert est partant.

Éléments de bibliographie :

Pour les outils : www.triangle-outillage.fr

Les carnets des Croqueurs : il y en 6 sur les divers arbres fruitiers. A commander en passant par le site : www.croqueurs-national.fr

Les publications de la SCOP Terre vivante : www.terrevivante.org

Les publications des Editions Rustica

Dominique Soltner dans la Collection des sciences et techniques agricoles (soltner.fr)

– Guide du nouveau jardinage sans travail du sol,

– Planter des haies

 

Avant

Avant la taille 

Après la taille (à terminer)

Après la taille (à terminer)

Le tas de branches

Le tas de branches

 

 

A noter : les dates des deux prochaines activités de l’association

COUCOU !

Le printemps arrive, porté par les grues qui survolent nos campagnes et les animent par leur kriih perçant et aigü qui porte loin. Le programme d’activités se précise.

Aujourd’hui, vous pouvez noter deux manifestations qui sont désormais calées.

Le 11 avril 2015 VISITE DE LA CATHÉDRALE DE SENS DANS SON QUARTIER :

Après plusieurs années de restauration, la « mère des cathédrales » a retrouvé l’éclat de la jeunesse. Nous pourrons en admirer toutes les facettes grace à deux guides très savants :

M. Bernard BROUSSE, de la Société Archéologique de Sens,

M. Jean-Pierre MAYOT, Architecte des Bâtiments de France de l’Yonne.

Organisation de la journée :

– 12 h : piquenique à la ferme Champbertrand, chez Antoine et Claire, sur la D606 au rond-point Maillot (tel. pour les égarés : 06 81 25 30 31)

– 14 h 30 : Rendez-vous sur le parvis de la cathédrale pour la visite

PRIÈRE DE VOUS INSCRIRE AUPRÈS DE LA DÉLÉGUÉE CAR POUR DES RAISONS MULTIPLES NOUS DEVONS VEILLER À MAINTENIR LA TAILLE DU GROUPE DANS DES LIMITES RAISONNABLES

 

Le 14 juin 2015, ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE L’ASSOCIATION

Elle a lieu au prieuré de l’Enfourchure sur la commune de Dixmont. Nous y serons accueillis par M. Jean-Luc DAUPHIN, président de l’association des Amis du patrimoine du Pays d’Othe qui retracera pour nous l’histoire du bâtiment.

– Rendez-vous autour de 10h30 sur place,

– 11 h : Histoire du prieuré par Jean-Luc Dauphin, Président de l’Association des Amis du Pays d’Othe

– Autour de 12 h : verre de l’amitié offert par la délégation puis piquenique sorti du sac,

– 14 h 30 : Assemblée générale annuelle.

Venez nombreux : dans le vallon champêtre du ru de Saint Ange, le prieuré est un lieu idyllique pour faire le point et réfléchir à notre avenir associatif.

VOUS RECEVREZ EN TEMPS UTILE LES DOCUMENTS PRÉALABLES À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE.

A BIENTÔT ET BONNE JOURNÉE !

L’humidité dans le bâti ancien

L’atelier s’est tenu le 31 janvier à Gron, bourg proche de Sens, grâce au relais sur place d’Eliane R. qui s’est occupée de contacter la mairie pour retenir une salle municipale. Il a réuni 26 participants, dont 3 venus du Loiret, 2 du Loir-et-Cher et 1 des Côtes d’Armor.

L’humidité dans un bâti ancien est un phénomène peu esthétique (tâches, salpêtre, moisissures), facteur d’inconfort (froid), d’insalubrité (odeurs, atmosphère viciée) et de risque, notamment si se développe la redoutable mérule lignivore. Surtout ne pas se précipiter sur des produits étanchéifiant. Ils ne feraient qu’aggraver les désordres en perturbant le fonctionnement hydrique du bâti. Il faut comprendre d’abord ce phénomène multidimensionnel car l’eau peut venir d’en haut (fuites du toit), d’en bas (remontées capillaires), de coté (infiltrations dans les murs) et/ou des habitants (condensation de l’humidité produite). Avec un bon diagnostic, le traitement pertinent pourra être appliqué.

Le matin, après l’accueil autour d’un café et de viennoiseries, les deux intervenants, Philippe Bodo, architecte directeur du CAUE de l’Yonne, et Manuel Martins, maçon diplomé bâti ancien, ont présenté les éléments permettant de saisir les origines et les manifestations de l’humidité dans une maison ancienne puis ont exposé quelques-unes des solutions à mettre en oeuvre pour assainir le bâtiment.

L’après-midi, le soleil ayant chassé la neige, nous avons pu faire un tour de Gron sous la conduite de M. Roux, adjoint chargé des travaux qui a suivi l’atelier et nous a expliqué les problèmes posés par le détournement du ru, après la fermeture du moulin. Puis nous avons visité la maison de M. et Mme R. Après examen, l’architecte et le maçon ont expliqué que les sources de son humidité étaient à rechercher dans les infiltrations venues du ru limitrophe (joints dégradés) et d’une insuffisance d’aération.

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Le partage du piquenique a été un moment convivial propice aux échanges entre participants et aussi avec les deux intervenants qui ont répondu aux nombreuses questions que chacun leur posait à propos de son habitation. Merci à eux pour leur disponibilité et leur expertise. Merci aussi à M. Roux, représentant de la municipalité, pour son bon accueil. Merci à tous qui ont fait de cet atelier un moment aussi utile qu’agréable.

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Programme d’activités du 1° semestre 2015

Bonjour chers amis,

La fin et le début d’une année sont toujours des moments « spéciaux ». Moment des bilans, des résolutions pour un nouveau départ, des retrouvailles en famille et avec ses amis, des ripailles etc.

C’est aussi le moment des cadeaux. L’association MPY vous propose donc le programme qu’elle a préparé pour le ler semestre 2015. Il est maintenant bien avancé et vous pouvez faire votre choix : autour du bâti ancien, activités manuelles, visites contemplatives, activités de réflexion, nous avons varié les propositions.Vous pouvez sélectionner, combiner ou tout faire !

Avant de vous retrouver à l’occasion de ces activités, nous vous souhaitons de bonnes fêtes et une bonne année. Que tous vos voeux se réalisent sur tous les plans. A l’année prochaine !

PROGRAMME D’ACTIVITÉS DU 1er SEMESTRE 2015

DATE THÈME PARTICIPATION
31 janvier 2015 Atelier-Diagnostic : gérer l’humidité
Lieu : Gron chez M. et Mme Robin  –  Intervenants : M. Martins (maçon) et M. P. Bodo (CAUE 89)  –  Horaire : 8h45 – 17h 5 € / personne
14 mars 2015 Atelier de taille d’arbres fruitiers
Lieu : Coulanges-sur-Yonne chez M. et Mme de Carbonnières   –  Intervenant : M.Norbert CREMEL (MPY-MPF)  –  Horaire : 8h45 – 17h 30 € / personne – 50 € / couple – Non adhérent : 60 € / personne
11 avril 2015 Visite de Sens
Intervenant : MM. Jean-Pierre Mayot, ABF89, et Bernard Brousse, Société archéologique de Sens  –  Horaire : 12h : Pique-nique à la ferme Champbertrand, D 606 au rond-point Maillot – 14h30 : RV sur le parvis de la cathédrale – 14h/17h : visite de la cathédrale et de son quartier 5 € / personne
14 juin 2015 Assemblée générale de l’association
Lieu : Prieuré de l’Enfourchure (commune  de Dixmont)  –  Horaire : 10h : Accueil – 10h30 : Histoire du prieuré par Jean-Luc Dauphin, président de l’Association des amis du pays d’Othe – 12h : pique-nique dans le parc  –  14h30 – 6h : Assemblée Générale annuelle
20 juin 2015 Journées du patrimoine de pays et des moulins
Thème : Le Moyen Age  –  Lieu : Branches : les fresques de l’église (XII-XIII ème siècle)  –  Horaire : à fixer 5 € / personne
en 2015 Stage de pose de tomettes
Lieu : à fixer  –  Intervenant : à fixer  –  Horaire : à fixer à fixer

Atelier aux Archives d’Auxerre

Entrer dans la machine à remonter le temps

Le 1° décembre dernier, M. Pierre-Frédéric Brau (directeur) et Mme Follet Clavreuil (directrice adjointe) ont initié la dizaine de participants à l’utilisation de la machine à remonter le temps que sont les Archives départementales de l’Yonne à Auxerre. Créées à la Révolution, les Archives conservent 14 km de documents sur place et 3,5 km à l’annexe. Ces documents proviennent des services de l’Etat, du Conseil général et des minutes des notaires. Une belle collection de sceaux complète le tout.

Les archivistes et les documents

Les archivistes et les documents

Pour établir la généalogie d’une maison, il faut apprendre à lire trois sortes de documents. Les actes notariés fournissent les actes de vente/achat avec des indications sur l’origine et la nature de la propriété. La collection est à peu près complète pour le XVIIIème, lacunaire pour le XIXème. Si une étude n’a pas déposé ses minutes aux archives, la recherche doit commencer auprès du notaire indiqué dans l’acte de vente. Le délai de communication au public est de 75 ans.

Le Moulin du Berceau sur la carte de Cassini

Le Moulin du Berceau sur la carte de Cassini

Le cadastre est la seconde source avec ses trois séries de documents pour chaque commune : le plan parcellaire (vue générale du territoire), les états par section (morceaux du cadastre où se localise la propriété), les matrices cadastrales (retracent les changements de propriétaires d’une parcelle et indiquent ses habitants). Les documents actuels prennent la suite du cadastre napoléonien, commencé en 1808 et terminé en 1850, hors Comté de Nice (1877), Corse (1889), Savoie (1926-1945) et îles de Sein et Molène (non cadastrées).

Cadastre napoléonien de 1825 à Champlay

Cadastre napoléonien de 1825 à Champlay

Les hypothèques sont entrées en 2014 aux Archives. On y trouve l’état des dettes sur un bien par propriétaire avec un délai de 50 ans pour la communication au public. Autre dépot : le service des Impots rue des Moreaux.

Deux autres outils donnent des indications complémentaires : les recensements de population, faits tous les 5 ans (mais certaines années ont été supprimées faute de place) ; la carte de Cassini, dressée entre 1756 et 1789.

Pour terminer, nous avons fait un tour dans les réserves, fleurant bon le vieux papier.

Pour plus de renseignements : yonne-archives.fr

Le cadastre napoléonien : http://archivesenligne.yonne-archives.fr/archive/recherche/cadastre

La démolition de la halle de Brienon-sur-Armançon

L’association des Maisons Paysannes de l’Yonne – section de Maisons Paysannes de France désapprouve la démolition de la halle de Brienon-sur-Armançon, acte d’autant plus choquant que l’architecture du XIXème siècle commence à être reconnue et appréciée par les défenseurs du patrimoine et le public en général. On aurait pu espérer que l’ère de la démolition des halles de Baltard, du marché des Cordeliers d’Auxerre ou du marché couvert de Fontainebleau était terminée. Et non : c’est au tour de la halle de Brienon.

Mais notre association est respectueuse des décisions publiques. La démolition de la halle de Brienon a été autorisée par l’ancien ABF qui a donné son accord alors qu’il assurait l’intérim comme chef du Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine de l’Yonne. Fort de cette autorisation étatique, le maire a obtenu le soutien du Conseil régional de Bourgogne (à travers une opération Coeur de village) et du Conseil général de l’Yonne. Dans ces conditions, comme le STAP et l’ABF actuels (selon Le journal des Arts du 30/10/2014), nous ne pouvons que nous incliner et, en l’absence d’une intervention du ministère de la culture pour empêcher la démolition, nous borner à déplorer la décision de la mairie. 

 A notre demande, le maire de Brienon, M. Jean-Claude Carra, nous a reçu le 29 août dernier. Avec les conseillers municipaux qui l’accompagnaient, il a rejeté notre proposition de conserver la halle de Brienon. 

 Considérant les efforts faits par ailleurs par la mairie de Brienon pour entretenir l’important patrimoine hérité d’un passé florissant, considérant le droit de réponse comme un droit essentiel dans une société démocratique, considérant que notre rôle est de vous informer sans pour autant cautionner, nous vous présentons les arguments de la mairie de Brienon dans le texte ci-dessous que ses responsables nous ont fait parvenir.

LA HALLE DE BRIENON : LE POINT DE VUE DE L’ÉQUIPE MUNICIPALE

La ville de Brienon, ainsi que toutes les villes, s’est transformée au rythme des siècles. Son architecture a évolué, en fonction des usures du temps, des nécessités économiques du moment, des progrès techniques, de l’évolution des mentalités. Ce constat s’applique à Brienon pour le bâtiment qualifié de marché couvert. Un survol rapide des  transformations qu’il a connues explique pourquoi la Ville de Brienon en arrive à la situation actuelle.

Une halle existait dès le XVIème siècle. Une maison y était accolée. Seul un passage couvert permettait l’accès  à la place du Carré située derrière la halle. En l’an 8 de la Révolution Française, deux personnes ont acheté le  bâtiment appelé alors « halle et pressoirs » en tant que bien national. En 1820, un litige prend naissance entre la Commune et les propriétaires. Il durera plusieurs dizaines d’années. Le 2 mai 1844, les élus  s’accordent sur la nécessité d’agrandir le passage existant entre la Grande Rue, alors dénommée Route Royale et la place du Carré. Ils décident de transformer ce passage en une rue large et facile d’accès pour accéder à la place du Carré, très fréquentée les jours de foire. Un an plus tard, la Commune achète la halle pour la démolir et la remplacer par une « galerie couverte ». Cette démolition entraine celle du porche et permet d’élargir la rue qui descend de la Grande Rue à la  place du Carré.

En 1884, est construite la halle aux grains au milieu de la place du Carré et cette même année le conseil municipal décide la démolition de la galerie couverte, en ne conservant que les murs extérieurs, dont il fit le marché couvert tel qu’on peut le voir aujourd’hui. Par la suite, la vente des grains ne s’effectuant plus sous la halle aux grains, celle-ci est transformée en salle des fêtes, prenant sa forme actuelle.

Aujourd’hui, après des années de réflexion et de consultation de la population, notamment à l’occasion des élections municipales, après avoir tenté de faire vivre l’actuelle halle sans succès, la municipalité a pris la décision de s’adapter à l’évolution de la place Emile Drominy (l’ancienne place du Carré) et d’aménager cette place centrale de Brienon, en montant une opération dite « Cœur de Village », soutenue par le Conseil Régional de Bourgogne. Cet aménagement a pour objectif d’élargir la rue de l’ancienne halle pour l’adapter aux voitures et camions forains et permettre une circulation à double sens. Cette opération permettra également une mise en valeur de la fontaine située sous la halle. La place Drominy, constituée de maisons et de bâtiments pittoresques, pourra ainsi être désenclavée et une action forte sera conduite pour lui redonner la place économique qu’elle avait et y tenir à nouveau des foires et expositions commerciales.

L’ancienne halle ne sera pas totalement démontée, une travée sera conservée et transformée en salle d’exposition, par l’utilisation des matériaux provenant du démontage du reste du bâtiment et une vaste esplanade sera créée sur la partie démontée, offrant un espace de détente et de loisirs. Enfin, dans le cadre de l’opération « Cœur de village », un immeuble vétuste, situé sur la place Drominy, a été racheté par la commune et sept logements neufs y ont été construits. Un nouvel espace de vie sera ainsi créé, adapté au 21ème siècle et préservant l’ancienne vocation commerciale du site.

Oui à la lutte contre la précarité énergétique ! Non au saccage du patrimoine bâti !

La loi sur la transition énergétique en discussion à l’Assemblée nationale entend encourager l’isolation par l’extérieur lors des ravalements de facade de tous les immeubles y compris les bâtiments anciens.

Pour les bâtiments anciens, l’isolation par l’extérieur des murs est une approche dépassée qui ne tient pas compte des études scientifiques de la dernière décennie, commanditées par les pouvoirs publics, avec la participation de Maisons Paysannes de France.

L’idée qu’une isolation extérieure de tous ces bâtiments permettrait de conserver l’inertie des murs (sans mordre sur la surface habitable) a émergé à une époque où la seule pratique était l’isolation intérieure conventionnelle (polystyrène, laine minérale) qui privait en effet l’habitation d’une bonne partie des formidables qualités d’inertie inhérentes aux murs anciens.

Or, des études scientifiques et de nombreuses publications ont confirmé les qualités hygro-thermiques intrinsèques de ces murs et démontré les risques pour l’état sanitaire et la pérennité des bâtiments (étude Hygroba sur la pierre, la brique, le pisé et le colombage/torchis). Ces études ont montré l‘intérêt de corriger l’effet de paroi froide par une correction thermique intérieure (enduits à base de chaux, de terre-paille, de chaux-chanvre ou encore panneautage ou lambris bois) qui ne suppriment pas la précieuse inertie des murs.

Une distinction doit être clairement établie entre le bâti ancien en pierre d’avant 1950 et les bâtiments énergivores en parpaings de ciment de l’après-guerre.

Réagissons ensemble contre les tentatives de réglementation scientifiquement infondées, voulant imposer à tout bâti ancien des solutions outrancièrement onéreuses, incompatibles avec les matériaux de construction naturels, qui compromettraient à tout jamais la santé des bâtiments traditionnels et de leur habitants, et priveraient les cités et les villages de qualités architecturales que les touristes du monde entier viennent admirer.

La lutte contre la précarité énergétique peut être engagée sans saccager les qualités hygro-thermiques de cette richesse française qu’est le patrimoine bâti. Expliquez cela à votre entourage et à vos élus.

Un exemple : si on appliquait une isolation par l’extérieur au Colombier vert de Champlay : avant et après (vue fictive !)

Le colombier à ChamplayLe colombier à Champlay

 

 

 

 

Visite de Joux-la-ville et de la grange d’Oudun

Chaleureuse et instructive journée à Joux-la-ville ce samedi 6 septembre. Merci à nos deux guides, Philippe Bodo (Directeur du CAUE 89) pour le volet architecture, et Jean-Claude Lemaire, maire de Joux, pour le volet historique. Ils nous ont fait saisir les différences entre Joux-la-ville, partie basse et commerçante, et Joux-le-chatel, partie haute serrée autour du château disparu. Les deux se différencient par leur architecture et leur population. Dans la partie basse, maisons cossues surélevées au XIX° par les commerçants qui les habitaient pour laisser place à une boutique. Dans la partie haute, modestes maisons de viticulteurs typiques avec leur escalier extérieur. Dans la partie basse, un vestige plus récent : la très large rue taillée dans le vif par l’armée allemande pour ouvrir le passage au convoi de barges transférées vers les côtes méditerrannéennes en prévision d’un débarquement allié. C’est là que s’observent deux bâtiments caractéristiques de la reconstruction des années 1950 : formes traditionnelles revisitées et pierres apparentes. A côté, les parties démolies de la plupart des maisons ont été partiellement remontées.

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P. Bodo et J.C. Lemaire commentant la visite de Joux

Puis nous avons rejoint la grange d’Oudun, hameau à environ 2 km au nord-est de Joux. Nous avons pu admirer la restauration conduite par la commune avec l’appui de la Fondation du Patrimoine. L’état d’avancement des travaux restitue le bâtiment dans sa configuration des XII-XIVème siècles. Cet objectif n’a pas interdit l’ajout d’éléments contemporains sous la forme d’une charpente métallique qui par sa qualité et sa sobriété est cohérent avec l’esprit cistercien. J.C. Lemaire nous a expliqué les futures phases de cette restauration qui devrait permettre une ouverture de la grange au public dans deux ans.

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Le rez-de-chaussée de la grange d’Oudun

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Jean-Claude Lemaire expliquant la restauration de l’étage supérieur de la grange d’Oudun

 

A Joux, nous avons apprécié aussi l’aménagement paysager. Arbres, arbustes et rosiers adoucissent le cadre minéral tandis que des lignes d’arbres délimitent les contours de la commune et les zones d’urbanisation nouvelle. Bravo aux Joutiates et aux Joutiats et encore merci à leur maire et à son épouse pour leur accueil dans les jardins de la mairie où s’est tenu le convivial piquenique qui a ouvert la journée.

PROGRAMME D’ACTIVITÉS 2d SEMESTRE 2014

DATE

THÈME

PARTICIPATION

COCHER SI PRÉINSCRIPTION

6 septembre 2014

Visite de Joux-La-Ville et Grange d’Oudun 

Lieu : Joux la ville commentée par Philippe BODO, directeur du CAUE 89, et Jean-Claude LEMAIRE, maire

Heure : 

12 h : RV à la mairie pour un pot de l’amitié offert  et pique-nique tiré du sac

14h30 – 17h : visite de la ville et de la grange d’Oudun : bâti ancien, reconstructions d’après guerre et restauration

5 € participation aux frais

17 septembre 2014

Atelier Enduit chanvre / chaux projeté à la machine

Lieu : le Colombier vert à Champlay

Formateurs – Intervenants : Eric Moquet (Chaux de Saint-Astier) – André Tribut (charpentier) et Jany Bréchot (maçon)

Heure : 8h45 – 17h

Programme : approche sur table et démonstration

15 € participation aux frais 

27-28 septembre et 4 octobre 2014

Stage d’initiation aux enduits à la chaux 

Lieu : Le Colombier vert à Champlay

Thème : Enduits pleins, enduits à pierre vue, ciment romain

Formateur : Manuel Martins, artisan maçon

Heure : 8h45 – 17h

Programme : approche sur table – mise en pratique

Participants : 12 maximum

10 €/pers/jour – couple : 15 € / jour

10 octobre 2014

Fête de la Science

Lieu : ESPE d’Auxerre

Thème : Cristallographie – réalisation de tableaux de sable 

Public : Enfants des écoles maternelles et primaires

Horaire : 10h – 17H

Bénévoles souhaités pour recevoir les enfants dans les ateliers

1° décembre 2014

Atelier généalogie de votre maison

Thème : Reconstituer l’histoire de votre maison

Lieu : Archives départementales de l’Yonne, 37 rue Saint Germain – Auxerre

Formateurs : M. Pierre Frédéric Brau, directeur et les archivistes

Heure : 14h-16h

Participants : 10 maximum

La 2ème assemblée générale de Maisons Paysannes de l’Yonne

La 2ème assemblée générale de MPY s’est réunie le 5 juillet dernier à Saint Aubin Château Neuf au Moulin du Berceau. L’affluence était plutôt bonne eu égard à l’étiage habituel : 24 présents et 44 représentés, soit 68 sur environ 185 adhérents.

Le matin, la visite de Saint-Martin-sur-Ocre a été d’autant plus plaisante que l’un des 49 habitants l’a éclairée de ses commentaires. Il nous a expliqué en particulier la différence entre la splendeur des fresques et sculptures du chœur de l’église (voir la photo) et la modestie des murs de la nef : le premier était la propriété de l’évêché d’Auxerre, la seconde du village. Le clocher étant comme à l’habitude entre les deux, son entretien motivait de nombreuses « querelles de clocher » !

Après le convivial pique-nique dans la grange du Moulin près du pigeonnier qui sera bientôt notre siège, l’AG s’est déroulée comme toutes les AG. C’est un plaisir de saluer la présence des délégués anciens et nouveaux des Vieilles Maisons Françaises ainsi que celle de la représentante des Parcs et Jardins de Bourgogne. Remercions Jean-Claude Lemaire, maire de Joux-la-Ville (visite le 6 septembre prochain), qui, sur la base de son expérience d’artisan du bâtiment, nous a encouragés à poursuivre nos efforts pour développer la formation des artisans dans la restauration du bâti ancien. Guillaume Larrivée, député de la circonscription, nous a fait une petite visite en fin d’après-midi et a pu apprécier le site du Moulin.

L’AG a commencé par un point sur le bourg, le site et la préparation de la restauration du pigeonnier. Les rapports présentés ont été approuvés à l’unanimité pour le rapport moral, par 64 voix pour, 2 contre et 2 abstentions pour le rapport financier. Après le quitus unanime donné à la gestion, un verre de l’amitié a terminé la rencontre. A bientôt car j’espère que vous n’attendrez pas l’année prochaine pour revenir participer aux activités de l’association.

La Vierge des 7 douleurs de l'église de Saint-Martin-sur-Ocre

La Vierge des 7 douleurs de l’église de Saint-Martin-sur-Ocre

L’AG dans la grangeL'AG dans la grange